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ANIMAL TRISTE

Si l’animal est triste, il continue à danser, même dans le noir ! Cette hydre à six têtes, émanation des groupes rouennais La Maison Tellier et Darko réhabilite un rock totalement organique et électrique, racé et mélodique, parfois sombre mais qui ne sombre jamais dans la déprime. Un rock intemporel, sans artifices, qui se frotte aux fantômes du passé avec une sincérité totale et un réel talent.

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“NIGHT OF THE LOVING DEAD” - Sortie le 4 février 2022

Le rock ne compte pas ses morts, il relève les blessés. Animal Triste est l’un d’eux, rescapé d’une guerre abrasive de basse intensité, comme si les larsens faisaient figure de derniers Mohicans. Reste l’énergie, l’envie – en vie.

 

Dans ce nouvel album, « Night of the loving dead », enregistré dans la pampa normande, on retrouve les références chères au groupe, Nick Cave, Sixteen Horsepower ou The Black Angels, et surtout la collaboration spontanée de Peter Hayes (Black Rebel Motorcycle Club), venu prêter ses guitares nocturnes.

 

Animal Triste certes, on comprend à l’écoute « Night of the Loving Dead » que l’époque n’est pas au rose-bonbon, mais la joie noire du rock perce la brume, à coups de voix et de sons organiques, trempés dans l’acide ou lancinants, toujours sur le fil. Du vintage d’aujourd’hui, sûr que l’idée de combustion explosera sur scène. On y sera – pourvu que ça brûle.

 

Caryl Ferey

UN PETIT APERÇU